titrisation : le retour

The economist - Londres - 11 janvier

En 2008 si vous aviez demandé aux autorités de contrôle quel instrument financier n'aurait jamais dû voir le jour, elles auraient certainement cité un acronyme en trois lettres lié à la titrisation. Avant la cris financière la pratique consistant à regrouper des revenus futurs comme les remboursements de prêts automobiles et de cartes de crédit, à les reconditionner en titres de créance et à les vendre par lots assortis des différents niveaux de risque, faisait figure de gestion avisée. Ce ne fut plus le cas lorsqu'on eut découvert que de nombreux CDO (collateralized debt obligation - obligations adossées à des actifs. Les autorités s'en méfient) CLO (collateralized loan obligation - dérivé de crédit adossé à des prêts aux entreprises, de nouveau à la mode), ABS (asset-based security -  valeur immobilière adossée à des actifs. Les flux sont par exemple basés sur ceux d'un portefeuille d'emprunts immobiliers, de paiements de cartes bancaires ou de créances commerciales. C'est la forme la plus courante de titrisation et elle revient en force) ou autres MBS (mortgage-backed security - titre adossé à des prêts hypothécaires. Ont alimenté la crise de 2008) étaient infestés de subprimes. Aujourd'hui ces mêmes autorités tentent de ressusciter ces produits. La Banque centrale européenne est fan de la titrisation, tout comme les autorités de régulation du système bancaire qui, en décembre dernier, ont édulcoré les règlements susceptibles d'en limiter l'usage.

La nécessité de ressusciter la titrisation se fait particulièrement sentir sur le Vieux Continent. Alors qu'aux USA les marchés de capitaux sont prêts à financer les entreprises, par le truchement des obligations, l'Europe est bien plus dépendante du crédit bancaire. Ses banques ont besoin de plus de capitaux et représentent le maillon fabile dans le reprise qui s'amorce parce qu'elles ne répondent pas à la demande prêts des ménages et des petites entreprises. Les autorités veulent que les banques prennent moins de risques et ont pour cela, relevé leur ratio fonds propres sur prêts. Comme les banques rechignent à augmenter leur capital, elles doivent le délester de certains actifs. C'est là que la titrisation intervient : en regroupant dans leurs comptes les créances, qui forment une parties de lerus avtifs, et en les vendant à des gestionnaires d'actifs ou à des compagnies d'assurances, les banques peuvent à la fois alléger leur bilan et améliorer leurs ratios, ...et le tour est joué ! .....

 



12/02/2014
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