taxe sur les transactions financières

Taxe sur les transactions financières : la France veut avancer avant les élections européennes

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Publié le 18/02/2014 à 11h31 , modifié le 18/02/2014 à 12h06 par

Onze pays européens sont d'accord sur le principe d'une taxe sur les transactions financières. Mais dans les faits, le dossier avance lentement

Taxe sur les transactions financières : la France veut avancer avant les élections européennes"La France souhaite une taxe qui soit ambitieuse", a insisté Pierre Moscovici, ministre des Finances © Photo

AFP PATRICK KOVARIKL

La France espère avancer sur la taxe sur les transactions financières (inspirée de l'idée de la taxe Tobin) avant les élections européennes de mai et souhaite avoir une proposition solide "sur la table", a indiqué mardi le ministre des Finances, Pierre Moscovici, à 24 heures d'un conseil des ministres franco-allemand. 

 

La France souhaite une taxe qui soit ambitieuse



"Il faut qu'il y ait sur la table avant les élections européennes une proposition qui soit consistante. Nous y avons travaillé avec nos amis allemands il y a quelques semaines (...). Demain, il y a un conseil des ministres franco-allemand et je souhaite évidemment qu'il y ait une position commune franco-allemande sur ce sujet", a déclaré mardi Pierre Moscovici, en amont d'une réunion avec ses homologues européens à Bruxelles.

Parallèlement à cette réunion, les onze pays européens qui ont décidé de mettre en place une taxe sur les transactions financières devaient avoir un échange de vues sur ce sujet mardi.

Onze pays de l'Union européenne, dont la France, l'Allemagne, l'Italie, la Belgique et l'Espagne --mais pas le Royaume-Uni et sa grande place financière-- ont décidé de mettre en place cette taxe, dans le cadre d'une coopération renforcée.
La Commission européenne a présenté en février 2013 un projet de taxe qui a suscité de fortes critiques du secteur de la finance et de certains gouvernements.

Paris s'était notamment inquiété des conséquences d'une taxe risquant de provoquer une délocalisation d'activités vers Londres ou des places financières extra-européennes.

Une des difficultés des discussions va consister à définir l'assiette de la taxe, pour ne pas nuire au monde de la finance tout en ne la vidant pas de sa substance. Le projet de la Commission prévoyait une taxe de 0,1% sur les actions et les obligations et de 0,01% sur les produits dérivés.


http://www.sudouest.fr/2014/02/18/taxe-sur-les-transactions-financieres-la-france-veut-avancer-avant-les-elections-europeennes-1465814-705.php



21/02/2014

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