précaires et chômeurs

Jeudi 31 janvier, le médiateur national de Pôle Emploi Jean-Louis Walter rend public un rapport sur les radiations, où il préconise l’arrêt des radiations pour absence à convocation, qui ont donné lieu à nombre d’abus insupportables : radiations pour 10 minutes de retard, pour un problème de garde d’enfant, à cause d’un courrier de convocation jamais reçu…
 
            Nous prenons acte de cette proposition qui satisfait à une revendication du MNCP et qui, si elle entre en application, contribuera à soulager les chômeurs d’une pression insupportable et qui serait inconcevable dans le monde du travail : la suppression de revenus pendant 2 mois à cause d’un seul retard ou d’une seule absence, et quelle qu’en soit la raison. Après la fin de la rétroactivité des radiations depuis 1er janvier 2013, qui a fait revenir les pratiques de Pôle Emploi dans la légalité, nous demandons aux pouvoirs publics d’aller plus loin en revenant sur les lois 2005 & 2008 sur les droits et devoirs des demandeurs d’emploi.
 
            Le 8 janvier 2013, les associations de chômeurs, AC!, APEIS, MNCP et les syndicats Sud et SNU FSU de Pôle Emploi ont adressé un courrier aux groupes parlementaires qui,  en  2005 et 2008, s’étaient opposés à ces lois. L’allongement de la liste des motifs de radiations, la mise en place de l’Offre Raisonnable d’emploi (largement inappliquée car inapplicable et injuste), le Plan Personnalisé d’Accompagnement à l’Emploi (contrat totalement déséquilibré), la suppression de la dispense de recherche d’emploi pour les chômeurs les plus âgés, ont contribué à l’établissement d’un climat délétère entre demandeurs d’emplois et conseillers et à l’accentuation de la stigmatisation des premières victimes de la crise.  
 
Dans le cadre du suivi différencié des demandeurs d'emplois introduit par le Plan stratégique Pôle Emploi 2015, nous sommes très inquiets de l'inégalité du traitement qui en résultera pour les chômeurs, et plus particulièrement les 240 000 personnes en "accompagnement renforcé".
 
            Alors que le manque d’emplois est criant, il est temps d’agir politiquement et d’envoyer un signal fort à ceux et celles qui subissent la double peine du manque d’emploi et de la stigmatisation.
 



03/02/2013

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