non au TAV à travers les Alpes

No-TAV en avant vers le 15 oct.: Que se vayan todos!
9 octobre 2011 Baruda 
Nous écrivons ces lignes de nos montagnes, en espérant que, des Alpes, elles pourront parvenir à toute la côte (où passe le tracé du TAV), de Cortina à Lampedusa. Notre vallée en est au point de vivre un autre moment de lutte, de résistance intense: chaque jour est ici, maintenant, une journée décisive. De nos assemblées communales, de nos cabanes, de nos pays, de nos routes et des chemins qui les relient, autour du fortin établi par le gouvernement militarisé pour défendre le chantier-en-rade du Train à Grande Vitesse, nous résistons. Et c’est en tant que résistants que nous nous tournons vers vous, que nous nous tournons vers l'Italie. Le combat No-TAV est un combat pour la protection de la santé et territoire, mais pas seulement : il s'agit d'une lutte contre la livraison de la richesse produite collectivement, à travers le pays, dans les mains de quelques-uns. C'est une bataille contre l'alliance stratégique entre l'Etat et la mafia, mais c'est aussi l'idée d'un monde différent, construit ensemble par des moyens nouveaux de la décision par le bas. Il s'agit d'un mouvement de défense de notre vallée, que nous aimons aujourd'hui comme nous ne l'avions jamais aimé, mais il est surtout un cri qui s'élève d'un endroit du monde, qui s'adresse au monde entier.
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Photo de Valentina Perniciaro bataille _Le (gagné) Venaus, Décembre 2005_
Le 15 Octobre, en Europe et au-delà, des milliers de gens vont répondre à l'appel qui vient des Indignados espagnols : de ceux qui, depuis Mars dernier, ont décidé de changer à leur manière, la vie politique de leur pays. Des gens ordinaires - pas de héros! - Juste comme vous et nous, qui sont descendus dans les rues de leurs villes, parler à la société espagnole de la société qu’ils voudraient construire sur ​​les cendres de la classe politique qui gouverne leur pays. Comme le Val de Suse en Italie ne peut pas gagner sans l’Italie - et, je le dis avec conviction, une Italie meilleure ne pourra pas advenir sans la victoire du Val de Susa – tout comme le jeunes Espagnols ne pourront pas gagner sans l'Europe. Que veulent-ils? Une économie politique au service de tous les peuples, le respect des êtres humains et l'environnement, la mort définitive de la centralisation du pouvoir des médias, les abus systématiques du pouvoir politique, la corruption, l’administration de la globalisation par les oligarchies des grandes entreprises. Chaque fois que nous répétons ces mêmes concepts identiques dans nos réunions publiques, à chaque fois que nous les crions le long de ces vignes ou devant les barbelés des camps retranchés de la militarisation, nous pensons mener une lutte qui leur est propre, mais qui est la même que celle des étudiants grecs et tunisiens, des jeunes qui se font arrêter sur le pont de Brooklyn et celle de la Place Tahrir qui aura changé l'Histoire.
Alors qu'est-ce qu’on attend? Le tyran qui nous gouverne est à Rome! C’est à  Rome que se trouve le commandant de l’  invasion politico-militaire du Val de Susa , à Rome que se trouve le commanditaire politique du Train à Grande Vitesse (TAV): décrépi, honteux dans l’entrelacs de ses réseaux paralèlles, tout comme en Espagne, tout comme en Grèce. C’est de Rome qu’est partie la manœuvre qui a accouché de l’assassinat de deux ou trois générations, et tandis que d'une main et ils volaient les Italiens de 20 milliards d'euros, de l’autre ils signaient d’autres accords avec la France pour en donner 22 aux malfrats, détruisant par le Tav  nos vies et notre vallée. Pendant ce temps ils discutaient de la nécessité d'une mesure budgétaire Bis pour attaquer encore plus profondément la société italienne, au nom des diktats de la BCE, et ont dépensé  90 000€ par jour pour nous gazer au CS et supprimer toute forme de notre dissidence, pour la seule raison d’être désobéissant à leurs décennies de domination. Le Val de Susa est maintenant, en outre, un dangereux exemple pour tous et toutes, qui doit être éradiqué par la force. Qu'attendez-vous? Qu'attendons-nous? Si nous voulons un avenir, un avenir qui le soit, nous n'avons pas d'autre choix que de défier la caste - l'ensemble du casting! - Et nous devons gagner. À Rome, nous serons encore là là pour les accolades de nouveau après des mois difficiles dans lesquels nous avons souffert, mais aussi rêver ; parmi  nos rêves et il y aura toujours celui dans lequel nous vous voyons marcher jusqu'au palais du pouvoir, et de lancer ainsi ensemble ce cri qui nous arrive, fort et clair, de l'Espagne: Que se vayan todos!
 
NoTav.info


10/10/2011

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