mobilisation contre sofiprotéol

Journée d'actions décentralisée :
« Pas d’œufs Matines pour Pâques ! »

Pourquoi ?

Sofiprotéol-Avril est un géant français, méconnu, de l’agro-industrie : 7,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 8 300 salarié-e-s et 77 sites de production en France. Ses activités agro-industrielles sont regroupées au sein du nouveau groupe Avril. Sa filiale, Sofiprotéol, est un fond d’investissement qui détient une centaine de participations dans les semences génétiquement modifiées, la production d’agrocarburants à partir de graisses animales ou encore la fabrication de nuggets pour 3 000 Mac Donalds en Europe.

Via ses filiales Sanders et Kerloann, Sofiprotéol-Avril est engagé avec d’autres partenaires dans un projet de maternité porcine à Poiroux, dans l’arrière-littoral des Sables-d’Olonne. Ce projet est financé par le Crédit Mutuel Arkéa dont le président, Jean-Pierre Denis, vient juste de rentrer au Conseil d'Administration du groupe Avril !

La maternité porcine de Poiroux est un clone d'un autre projet, contesté depuis 2010, « l’usine des 1 000 truies » à Trébrivan dans les Côtes-d’Armor : 890 truies et 23 000 porcelets par an pour chacune des deux maternités, seulement 3 salariés à Trébrivan, contre 4 prévus à Poiroux, avec des techniques de production industrielles avancées qui n’ont plus grand chose à voir avec l’agriculture. Ces deux « fermes-usines » figurent la carte de l'industrialisation de l'agriculture dévoilée à la veille du salon de l'agriculture 2015 par la Confédération paysanne1.

La petite histoire de Poiroux

Le premier projet d'usine de Poiroux date de 2009. Vu les nuisances et de l'émoi des populations, tous les élus, dont le Président du Conseil Général de Vendée, Philippe de Villiers, des experts et les habitants de l'arrière-littoral s'étaient mobilisés contre le projet. Logiquement, le Préfet de l'époque, Jean-Jacques Brot, avait signé un arrêté de refus d'autorisation d'exploiter le 16 juin 2010.

Mais le 17 mai 2013, les porteurs du projet obtenaient l'annulation de l’arrêté de 2010 devant le tribunal administratif de Nantes. Le Préfet Bernard Schmeltz, en partance pour un poste dans l’Essonne, n'a pas fait appel de la décision. Pire, cette décision n'a fait l'objet d'aucune publicité pendant plusieurs mois mettant les opposants devant le fait accompli. Le CODERST (Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologique) a également été informé tardivement et a voté contre au cours d'une séance houleuse. A peine arrivé, le nouveau Préfet Jean-Benoît Albertini, bien aidé par les services de la préfecture, fut contraint de signer le 18 novembre 2013 un nouvel arrêté d'autorisation du projet.

Aujourd'hui, associations et riverains se mobilisent à nouveau et ont créé le collectif « Non à l'usines à cochons de Poiroux ». Ses membres ont déposé un recours en référé réclamant l’annulation du permis de construire. Le référé a été rejeté par le tribunal administratif de Nantes. Ils ont également attaqué l'arrêté d'autorisation du projet du 18 novembre 2013. La procédure est en cours et peut durer jusqu'à 3 ans !



Il est urgent d'agir !

Hélas, les travaux de terrassement ont débuté le 4 mars dernier sur le site. Pour obtenir la suspension de ces travaux dans l'attente de la décision du tribunal administratif, le collectif « Non à l'usines à cochons de Poiroux » appelle à une manifestation le 4 avril prochain aux Sables d'Olonne.

Se mobiliser le 4 avril

Nous appelons les comités locaux et les adhérents de l'ouest de la France à rejoindre la manifestation en organisant, si possible, des déplacements collectifs (co-voiturage, bus...).

Pour soutenir la manifestation, nous appelons également à des actions décentralisées contre les marques Matines, Lessieur et Puget du géant Sofiprotéol-Avril.



30/03/2015

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