hospitalisation psy


 Comme vous le savez sans doute , Jean Pascal, militant défenseur de l'environnement ,est désormais libre, le préfet de l’Hérault ayant levé hier son arrêté d'hospitalisation psychiatrique sans consentement.

    Malheureusement Alain P. demeure hospitalisé sans son consentement à l’hôpital psychiatrique d'Uzès depuis prés de 6 mois, alors que les psychiatres -ainsi même qu'un expert mandaté par le préfet ! - déclarent, dans de multiples certificats adressés à la préfecture, qu'il n'existe aucun trouble psychiatrique indiquant la nécessité de soins, et de plus dans un structure fermée de "soins intensifs en psychiatrie -USIP-" où il est maintenant "retenu" depuis des mois ...
Une décision du JLD avait même conclu a sa sortie immédiate de l'hopital psychiatrique, avant que le procureur ne fasse immédiatement appel, comme cela devient hélas la régle dans notre département dés que le JLD léve une mesure d'hospitalisation psychiatrique sans consentement...

Un comité de soutien existe pour Alain P. : une pétition est a signer et a renvoyer (en PJ) (.. et vous pouvez également envoyer vos chèques ! ) à la section LDH d'Alès :

Ligue de droits de l'Homme
espace André Champson
2 Place Henri Barbusse
Alès 30100



Chacun peut manifester son soutien (y compris financier, pour les frais d'avocat !) et peut également agir auprès des députés et élus de son canton afin d'attirer leur attention,  de dénoncer les méfaits de cette loi liberticide, plus sécuritaire que sanitaire , et les abus et dérives auxquels conduisent l'instrumentalisation de cette loi (du 5 juillet 2011) à des fins répressives, par les autorités municipales, préfectorales et policières.

Une réunion citoyenne de mobilisation et d'information autour de ces situation préoccupantes et de ces dérives  aura prochainement lieu à Alés, à une date et heure qui vous sera prochainement indiqué, en collaboration avec la LDH, l'USP (Union Syndicale de la Psychiatrie), les associations citoyennes de soutien (et probablement le syndicat de la magistrature - a confirmer).

Il est urgent d'unir nos forces pour éviter l'instrumentalisation des soins psychiatriques à des fins sécuritaires, demander sans délais la sortie des citoyens injustement internés sans aucune raison clinique, et l'abolition de la loi du 5 juillet 2011 sur les soins sans consentement en psychiatrie !

      Ph. GASSER
      Union Syndicale de la Psychiatrie



Vous trouverez ci-joint le CR de la journée de mobilisation concernant Jean pascal
rappel : voir aussi
http://paroledecitoyens.blog4ever.com/blog/lire-article-155111-9141898-jean_pascal_de_loupian__interne___compte_rendu_de_.html

Des photos de la journée du 30 :
https://picasaweb.google.com/crevette1330/Loupian300312?authuser=0&authkey=Gv1sRgCNjbs-PAgrRP&feat=directlink

Une cyberaction http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/hospitalisation-sous-contrainte-militant-violent-458.html est en ligne ici:


Texte concernant l'Hospitalisation de Jean Pascal :

 

Ligue des droits de l'Homme - Languedoc Roussillon

Espace André Chamson
2
place Henri Barbusse
30100
ALES

 

 

Hospitalisation sous contrainte d'un militant non violent

 

Lundi 26 mars 2012, un militant défenseur de l’environnement s’est rendu à la mairie de son village vers 18 h, ayant appris que le maire de sa commune, Loupian, avait demandé le déclassement de l’unique zone terrestre Natura 2000 du village. Il a alors entamé une action non violente dans les locaux de l’hôtel de ville en s'enchaînant à la grille d’un puits.

 

Elus, gendarmes et pompiers se rendent sur place et décident, bien que l'action se déroule dans le calme, de l'hospitalisation d'office du militant par arrêté municipal !

 

48 heures plus tard, personne n'a pu communiquer avec ce militant. La municipalité refuse de donner toute information. La gendarmerie indique que l'action troublait l'ordre public et que le militant présentait un danger... pour lui-même !

 

Depuis la promulgation de la nouvelle loi du 5 juillet 2011, sur les hospitalisations psychiatrique sans consentement, des situations analogues sont malheureusement de plus en plus fréquentes envers les militants ou les syndicalistes. En effet, tous les « troubles à l’ordre public » peuvent être dorénavant psychiatrisés, solution de facilité qui entraîne une privation de liberté pendant au moins 48h.

 

C’est une atteinte considérable portée aux libertés et aux droits sociaux. De nombreuses organisations signataires de l’appel commun contre les soins sécuritaires dénoncent avec force cette loi liberticide, entre autres : la Ligue des Droits de l’Homme, l’Union Syndicale de la Psychiatrie, SUD santé sociaux, le parti de gauche ou le parti communiste…..

 

La section de la Ligue des Droits de l’Homme « Loupian et les communes du Nord du bassin de Thau » et la LDH Languedoc Roussillon condamnent cet internement.

De telles pratiques s’inscrivent dans les dérives autoritaires actuelles et ne sont pas compatibles avec un Etat de Droit.

 

Nous exigeons que cette privation de liberté cesse le plus tôt possible.



07/04/2012

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