dormez en paix à l'ombre des centrales !

http://www.centpapiers.com/usa-centrale-nucleaire-de-fort-calhoun-«-le-delire-nucleaire-»/73799/


USA Centrale nucléaire de Fort Calhoun : « Le délire nucléaire »

19 juin 2011

Source: L’éveil 2011 (http://noxmail.us/Syl20Jonathan/?p=24300)

S’il n’y avait pas eu la crue du Missouri, les médias n’auraient pas eu
connaissance de l’état de la situation à la centrale nucléaire de Fort
Calhoun et en toute discrétion les autorités auraient pu continuer à
traiter en interne les problèmes et quels problèmes, puisqu’ils
dépassent tout ce qu’il est possible d’imaginer pour la sécurité nucléaire !

FAA « no-fly zone » : Cela peut paraître paradoxal, *mais pour les
autorités ce qu’il faut contrôler en urgence c’est d’abord l’information
et surtout les images*, en conséquence, elles ont décidé de mettre fin
immédiatement aux survols de la zone de la centrale nucléaire par les
avions de tourismes et les hélicoptères des grands médias américains en
demandant à la FAA (Federal Aviation Administration) d’émettre
immédiatement une directive interdisant l’espace aérien de Fort Calhoun.
Il faut dire que vue du ciel les médias avaient une vue imprenable non
seulement de toute la centrale nucléaire, mais aussi des aires de
stockages extérieures qui sont submergées. Elizabeth Cory Ishan, la
porte-parole de la FAA a justifié cette interdiction de l’espace aérien
en ces termes, sic : « La restriction des vols sur la zone de Fort
Calhoun est destinée à maintenir les curieux loin de la centrale. Les
avions peuvent encore voler près de la centrale, mais avec un plan de
vol et ils sont tenus au contact permanent avec les contrôleurs aériens,
sinon il y un risque de collision en vol qui pourrait compromettre les
opérations sur le terrain. Nous devons garantir la sécurité des
personnes sur la zone de la centrale nucléaire ». Maintenant la centrale
nucléaire de Fort Calhoun étant devenue une île, elle-même presque
semi-submergée accessible que par bateau, il est donc difficile, voire
impossible pour les journalistes de travailler puisque en sus il y a une
interdiction de navigation sur le Missouri.

Sans faire un jeu de mots, « après quelques flottements » les lobbies
ont compris que pour faire taire « les rumeurs » il était nécessaire de
prendre en main la communication et c’est Victor Drick le porte parole
de la NRC (Nuclear Regulatory Commission), le « clone » japonais de
Hidehiko Nishiyama de la NISA (Nuclear and Industrial Safety Agency )
qui déclare ce jeudi, sic : « Nous pensons qu’ils ont les mesures
adéquates pour protéger la centrale nucléaire et assurer en permanence
la sécurité « . Quant à Tim Burke, vice-président de OPPD, (Omaha Public
Power District) qui est l’organisme gestionnaire, il a déclaré, sic : «
Les digues de la centrale sont en cours de construction pour un niveau
qui permettra de protéger contre la pluie et la libération prévue de
quantités records d’eau des barrages en amont sur le fleuve Missouri ».

Et pour finir le Maire d’Omaha, a rajouté, sic : « Nous ne voyons pas de
préoccupation autour de la centrale nucléaire de Fort Calhoun ».

En conséquence, no problem, le monde peut dormir tranquille !

Pour David Lochbaum, le directeur de la sécurité nucléaire de
l’organisation de premier plan de l’Union des Scientifiques, il y a plus
que problèmes, en effets ses analyses et conclusions sont diamétralement
opposées. Pour lui, le temps joue contre la sécurité de la centrale
nucléaire de Fort Calhoun. « À La centrale nucléaire de Fukushima
Daiichi, l’opérateur avait moins d’une heure pour réagir à la
catastrophe, à Fort Calhoun nous avons eu plusieurs semaines pour nous
préparer à l’inondation de la centrale. »

David Lochbaum fait parti de la poignée de spécialistes américains
extérieurs au Congrès qui ne cessent d’alerter les autorités sur les
graves problèmes susceptibles d’impacter la sécurité nucléaire. Tous les
clignotants étaient au rouge, tous les responsables savaient et … rien
n’a été fait. En juin 2010, les inspecteurs de la NRC avaient écrit dans
leur rapport sur la centrale qu’il n’y avait aucune préparation aux
inondations, ils en avaient conclu qu’elles pouvaient engendrer des
détériorations catastrophiques des conditions de la sécurité et que des
protections d’urgences notamment avec des sacs de sables ne pourraient
contenir une crue du Missouri. L’OPPD qui est aussi le régulateur, se
défend : les travaux étaient programmés à la centrale nucléaire, «
l’OPPD espérait ce mois-ci que l’Agence Fédérale signe l’autorisation de
modernisation contre le risque d’inondation ». In situ l’alerte avait
été donnée en vain depuis mai 2011 par l’Army Corps of Engineers qui
avait émis un avis de forte inondation imminente, depuis les
gestionnaires sont entrés dans la bataille avec le fleuve pour sauver la
centrale nucléaire.


== États connus de la crise au 17 juin 2011 ==

Concrètement, l’inondation de l’assise foncière de la centrale nucléaire
a commencé le 21 mai, seuls des sacs de sables avaient été utilisés en
protection. Depuis plusieurs jours la montée en charge de l’inondation
qui s’est fortement accentuée a été associée à une succession
d’incidents dont un incendie d’une installation électrique provoquée par
l’eau qui a temporairement perturbé le refroidissement des barres de
combustible usé stockées dans la piscine, ces événements ont nécessité
une classification de niveau 1 sur 4 par la NRC.


== Le problème actuel fondamental : ==

Aujourd’hui, le problème essentiel est de maintenir les systèmes de
refroidissement des combustibles nucléaires stockés en état de fonction.
Pour cela en urgence des monticules de terre ont été édifiés aux
interconnections des installations électriques afin d’assurer la
continuité de l’alimentation. D’après l’ODDP la centrale nucléaire
aurait six lignes vers l’extérieur, une seule serait suffisante pour
assurer les besoins en énergie électrique pour les systèmes de
refroidissements.

D’après Victor Drick le porte parole de la NRC (Nuclear Regulatory
Commission), ses calculs indiquent que la piscine de stockage du
combustible nucléaire pourrait tenir 83 heures avant ébullition. Face à
l’urgence de la situation, l’ODDP a commandé six bateaux supplémentaires
afin d’assurer le ravitaillement des travailleurs et surtout
l’acheminement des fournitures, notamment du mazout nécessaire au
fonctionnement des générateurs diesels de secours. L’ODDP déclare aussi
qu’elle élabore actuellement en urgence des plans pour assurer les
fournitures supplémentaires de carburant et que dans la situation
d’extrême urgence d’une interruption totale d’énergie les batteries de
secours permettent de fournir la puissance pendant huit heures. (Ndlr :
il est difficile de bien comprendre comment fonctionne actuellement et
quels sont les niveaux de l’alimentation en énergie électrique de la
centrale nucléaire).


== L’état de « Délire Nucléaire »: ==

Les autorités n’ont plus conscience de ce qu’elles disent, elles
semblent être dans ce que nous pourrions appeler le « délire nucléaire »
qui sous entend que tout est sous contrôle, puisqu’elles vont même
jusqu’à prévoir avec précision la hauteur de la crue en cours soit de
1,60 à 2,30 m au-dessus du niveau d’alerte d’inondation sur l’assise de
la centrale nucléaire.

Pour être précis John Remus du corps des ingénieurs vient de déclarer,
sic : « Actuellement le niveau est de 1 005.6 pieds de hauteur, sauf
pluies extraordinaires le niveau crête devrait s’établir entre 1 006 et
1008 pieds, la digue de protection d’urgence est censée être efficace
jusqu’à 1 010 à 1 012 pieds. Le réacteur est dans un confinement étanche
et la piscine du combustible est à 1 038 pieds » (Ndlr : 1 pied ? 33 cm).

En conséquence, les protections en construction installées en hâte avec
des sacs de sable et des digues tubulaires en caoutchouc remplies d’eau
qui encerclent la centrale nucléaire seront-elles assez conséquentes en
masse et en hauteur pour retenir la crue ?

Ces types de protections, hors fuites, seront en principe efficaces
jusqu’à un rapport d’un maximum de hauteur d’eau de 2/3 de leur propre
hauteur, ceci sans courant, ensuite sous la poussée elles se disloquent.

Question : Et si la crue qui est en cours dépasse les prévisions que se
passera-t-il à la centrale nucléaire de For Calhoun, en sachant que
beaucoup d’installations névralgiques se trouvent au niveau du sol,
voire en sous-sol ? Autre question : Qu’en est-il du stockage au sol des
containers et assimilés qui sont actuellement submergés ?

Avec l’utilisation de la réaction nucléaire l’humanité est entrée dans
une spirale apocalyptique, n’en déplaise à tous les nucléocrates, la
réalité est que la technologie nucléaire est trop complexe, hautement
vulnérable et non maîtrisable. Démocratie oblige il faut le plus tôt
possible un référendum sur la sortie du nucléaire en France.



19/06/2011

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