campagne blanchiment Rafael Correa

 
LA CAMPAGNE DE BLANCHIMENT DE RAFAEL CORREA (Président de l'Equateur) BAT SON PLEIN.
 

A l’aube de la COP21 à Paris, il semble bien qu’une grande campagne à la fois de « green washing » et de défense du modèle économique de Rafael Correa soit en marche en France. Le soutien affiché du front de gauche et de journaux comme le « Monde Diplomatique » au président équatorien n’est pas une nouveauté, cependant il est nécessaire de rappeler que l’année 2015 est une année charnière et un point de non-retour pour la politique extractiviste du gouvernement Equatorien, en effet, à partir de 2015 vont entrer en exploitation les lots pétroliers de la partie sud de l’Amazonie équatorienne (80% de l’Amazonie équatorienne est maintenant concessionnée).

D’autre part l’année 2015 voit le démarrage des 5 premiers projets de mines à grande échelle, dont les effets destructeurs sur l’environnement et les activités agricoles et touristiques sont amplement démontrés (voir les conflits actuellement en cours au Pérou). Ces 5 projets sont Mirador dans la province de Zamora –Chinchipe, 3 autres (Loma Larga (ex kimsacocha), Rio Blanco, Fruta del Norte) dans la province d’Azuay, l’Intag dans la province d’Imbabura,  Fruta del Norte est le plus menaçant avec une énorme concession de 86000 hectares (rappel Yanacocha au Pérou, l’une des plus grandes catastrophes écologiques de l’histoire, c’est 30000 hectares).  

Tous ces projets auront un impact écologique catastrophique et surtout une fois l’exploitation minière engagée dans une région, comme elle détruit les autres activités, elle devient la seule possibilité (voir l’histoire de Cerro de Pasco et du département du Junin au Pérou). Comme le rappelle Domingo Ankuash, leader de la communauté Shuar, le projet Mirador, n’est que le fer de lance d’une série de 4 ou 5 projets dans la seule Cordillère du Condor.

Pour ces raisons, et pour d’autres liés à l’augmentation des prix de nombreux produits de base, la problématique de la réélection perpétuelle du président (président à vie), la conflictivité a fortement augmenté en Equateur (manifestations de masse dans 8 grandes villes du pays le 19 mars dernier), Rafael Correa a donc besoin de polir son image en dehors de l’Equateur et particulièrement en France ou il est toujours perçu comme un « grand progressiste », Il est donc plus que jamais nécessaire de mettre en place une campagne, dont voici quelques impacts publics.

 

Soirée du 27/03/2015 – mairie du XI – récupération des symboles du « sommet des peuples de Lima »

https://www.facebook.com/#!/events/610566352378115/

Multiplication des soirées sur l’affaire Chevron ou Correa est présenté comme le chevalier blanc combattant la méchante multinationale Chevron, (par contre pas un mot sur les actuelles negociations avec Texaco ex-chevron pour de nouvelles exploitations, pas un mot non-plus sur le concessionnement quasi complet de l'Amazonie Equatorienne.

http://paris.demosphere.eu/rv/39263

 

Grande campagne de diffusion dans toute la France du documentaire de propagande "correiste" de Pierre Carles : « Opération Correa : Les ânes ont soif » à partir de sa visite en France en novembre 2013.

Rappel sur les publications d’Aldeah sur le sujet (politique extractiviste en Equateur et visite de Correa à Paris le 6/11/2013) :



15/04/2015
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