armes nucléaires

FORT DE VAUJOURS : L’irresponsabilité totale des services de l’Etat
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> Le 17 février 2014, des associations du collectif "Sauvons la Dhuis" ainsi qu’Ile de France Environnement ont adressé un courrier officiel au ministre de la défense .
> Pour des raisons de sécurité et de santé publique, il était demandé au ministre de transmettre les informations détaillées permettant la localisation précise de l’ensemble des ouvrages susceptibles d’être contaminés en profondeur d’un point de vue radiologique, chimique et pyrotechnique.
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> Ce courrier avait donc pour objectif d'obtenir des informations précises sur la localisation et la nature des pollutions liées aux expériences qui ont été réalisées sur le Fort de Vaujours pour développer les détonateurs des bombes atomiques françaises de 1955 à 1997 .
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> En effet, ces expérimentations réalisées par la Direction des Applications Militaires (DAM) du Commissariat à l'Énergie Atomique (CEA) pour le compte de l'armée française sont toujours frappées du secret défense.
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> Depuis la fermeture du Centre d'Étude de Vaujours, le CEA n'a cessé de fournir des informations fragmentaires, contradictoires ou volontairement erronées mises à mal par toute une série de documents officiels et officieux , des vidéos et des entretiens d'époque, des rapports d'expertises indépendants dont notamment ceux de la CRIIRAD, ainsi que de nombreux témoignages d'anciens travailleurs du site.
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> Ces sources multiples, convergentes et souvent irréfutables ont permis de révéler :
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> Ces sources multiples, convergentes et souvent irréfutables ont permis de révéler :
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> - Des tirs à l'uranium à l'air libre avec des projections de matières radioactives sur des centaines de mètres tout autour du fort,
> - Des tirs et des expérimentions avec du Béryllium,
> - L'usage de produits chimiques particulièrement dangereux nécessitant l'usage de scaphandres,
> - La présence massive de munitions non explosées datant de la seconde guerre mondiale,
> - Des zones de contamination radioactive noyées dans le béton compte tenu de l'impossibilité de les décontaminer,
> - L'enfouissement de containers de matières radioactives dans des fosses,
> - L'existence de 20 casemates de tir en activité en 1967,
> - De grosses campagnes de tirs avec des cadences allant jusqu'à une cinquantaine de tirs par jour pour des charges d’uranium pouvant aller jusqu'à 10kgs par tir,
> - Des salles de tir qui n’ont été couvertes qu'au milieu des années 60 afin de contenir les éclats et autres projections métalliques liées aux explosions,
> - Des après chaque expérience, des poussières en suspension dans les salles de tirs directement évacuées dans l’atmosphère,
> - Des éclats et autres résidus des expériences nettoyés à grande eau et envoyés dans des puits de lavage dont certains dépassent les 60 mètres de profondeur,
> - Et surtout une insuffisance dans la décontamination du site.
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> Nous voulions que le ministère de la défense s'engage enfin à révéler au public toute l’étendue des expérimentations réalisées sur le Fort de Vaujours.
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> Près de 4 mois après notre courrier, la réponse du ministère de la défense donne un quitus total aux activités du CEA en oubliant ou ignorant consciemment tout ce qui s’est passé sur le Fort de Vaujours de 1955 à 1997, en prétextant que cela n’est pas de sa responsabilité.
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> Le CEA est un Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial (EPIC); à ce titre il dispose d’une autonomie financière et administrative, mais l’Etat ne peut se soustraire à sa responsabilité quant aux risques et nuisances liées aux activités de cet organisme public de recherche scientifique sur le Fort de Vaujours.
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> Le ministère de la défense assure dans ce courrier que le CEA a toujours fait preuve de la plus grande transparence . Il déclare notamment que de nombreuses informations sont consultables sur internet et ose citer en exemple le site internet de Placoplâtredédié à la communication autour de leur projet d’exploitation des sous-sols du fort !!!
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> Donner en exemple, un site internet de la société Placoplâtre pour l’obtention d’informations objectives sur le sujet, ne trompe plus sur les ramifications de cette société privée jusqu'au sommet de l'État français au point d’influencer les positions officielles du ministère de la défense.
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> Pour finir, le ministère botte en touche et nous demande de nous rapprocher des préfectures et de continuer de participer aux commissions stériles organisées sur le sujet depuis 2011, tandis que le 25 février dernier, il a été démontré que le site était toujours contaminé à l'uranium et que Placoplâtre a entamé depuis, sans état d'âme, la destruction du fort avec un protocole , rejeté par l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), qui n'apporte pas de garanties suffisantes pour la santé des travailleurs et des populations riveraines .
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> Cette réponse écrite est indigne d'un ministère de l'État Français et d'un pays "démocratique" tel que la France, elle démontre un abandon total des services de l'État pour la préservation de la santé des travailleurs et des populations des villes riveraines (Courtry, Coubron, Vaujours et Villeparisis) au profit des intérêts économiques d’une société privée.
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> Lien vers le courrier du ministère de la Défense - page 1
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> Lien vers le courrier du ministère de la Défense - page 2
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> Une Commission de Suivi de Site (CSS) autour du Fort de Vaujours a été créée par les préfectures de Seine-et-Marne et de Seine-Saint-Denis. Une première réunion aura lieu, le 02 Juillet 2014 à Melun. Il convient de préciser que la ville de Melun est située à plus de 60 kms du Fort de Vaujours et nombreux sont ceux qui déjà en vacances ne pourront y participer !!!
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> Le collectif "Sauvons la Dhuis" ainsi que la Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD) en ont été exclus tandis que la société Placoplâtre pourra se faire assister d'experts du CEA et l'Autorité de Sûreté Nucléaire de techniciens de l'IRSN !!!
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> Cette commission a été voulue par le ministère de l'environnement et les préfectures ont choisi délibérément de ne pas inviter les acteurs majeurs de ce dossier qui "dérangent".
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> Cette nouvelle manœuvre des services de l'État Français pour enterrer ce dossier au profit des intérêts d'une société privée est tout simplement inqualifiable, il n'y a pas d'autres mots.
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> Lien vers le document de constitution de la Commission de Suivi de
> Site du Fort de Vaujours - AI_CSS_Fort_de_Vaujours_18_juin_2014.pdf
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> Le collectif "Sauvons la Dhuis" exige donc toujours la levée immédiate du secret défense sur les activités du CEA sur le fort de Vaujours de 1955 à 1997, l'arrêt immédiat des démolitions en cours et l'abandon définitif du projet d'exploitation du site par la société Placoplâtre, filiale du Groupe Saint-Gobain.
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> Le collectif SAUVONS LA DHUIS - http://sauvons.dhuis.fr
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> SIGNER LA PÉTITION EN LIGNE SUR CHANGE.ORG A L'ADRESSE SUIVANTE :
> http://www.change.org/FortdeVaujours
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23/06/2014

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