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Après ils pleureront qu'on leur a piqué le fromage ! Et pourtant les chinois n'en mangent pas...
Areva s'allie avec des Chinois pour sauver le programme nucléaire britannique

AIX-EN-PROVENCE — Le géant nucléaire français Areva va s'allier avec des électriciens chinois pour sauver des projets de centrales nucléaires au Royaume-Uni abandonnés par les allemands EON et RWE, illustrant les liens sans cesse plus étroits entre la France et la Chine dans l'atome.

 

EON et RWE ont menacé fin mars de faire dérailler la politique de renouvellement du parc nucléaire britannique, en décidant, dans la foulée de la sortie de l'atome engagée en Allemagne, de se retirer d'Horizon Nuclear Power, leur coentreprise qui projettait la construction de deux centrales nucléaires au Royaume-Uni.

Ils recherchent depuis des investisseurs qui pourraient financer ces projets à leur place.

"L'idée, c'est qu'il y ait une équipe qui reprenne tout cela", a dit samedi le président d'Areva Luc Oursel à des journalistes, en marge des 12e Rencontres économiques d'Aix-en Provence, dans le sud-est de la France.

Il a mentionné que cette équipe candidate à la reprise d'Horizon inclurait Areva ainsi qu'"un certain nombre d'électriciens, dont des électriciens chinois", comme CGNPC (China Guangdong Nuclear Power Corp). Il y a quelques semaines, des informations de presse avaient laissé entendre qu'Areva s'était allié dans ce but à ce puissant producteur chinois d'électricité nucléaire.

"Nous participerons aux recherches du gouvernement (britannique, qui encourage de nouveaux investisseurs à reprendre Horizon, ndlr) et nous le ferons probablement avec les Chinois, et avec d'autres acteurs", a ajouté M. Oursel.

Le but est d'éviter que le travail mené depuis plusieurs années par EON et RWE pour participer à la "renaissance" de l'atome au Royaume-Uni, et pour lesquels ils avaient créé Horizon, ne "parte à vau-l'eau", a-t-il justifié.

Quant à l'implication de CGNPC, "c'est un partenaire central pour la France", a-t-il souligné, rappelant qu'Areva et le Chinois construisaient deux réacteurs de 3e génération EPR à Taishan, dans le sud-est de la Chine. Le premier d'entre eux devrait entrer en service fin 2013, avant les EPR en chantier en Finlande et en France, faisant de la Chine le premier pays où cette vitrine du nucléaire "made in France" commencera à fonctionner.

Horizon travaillait depuis trois ans sur deux projets de centrales au Royaume-Uni, représentant un investissement global de 15 milliards de livres (près de 18 milliards d'euros).

Leur retrait inquiète fortement le gouvernement britannique, très attaché au renouvellement de son parc nucléaire, tant pour assurer l'approvisionnement en énergie du pays que pour respecter ses objectifs extrêmement ambitieux de réduction des émissions de CO2.

Un consortium rival associant Westinghouse (filiale de Toshiba qui a développé l'AP1000, réacteur concurrent de l'EPR) à un autre groupe chinois, SNPTC (State Nuclear Power Technology Corporation), est également réputé candidat à la reprise d'Horizon.

Ce tandem franco-chinois en Grande-Bretagne confirme la collaboration de plus étroite entre les filières nucléaires française et chinoise.

Areva avait vendu en 2007 à la CGNPC les deux réacteurs en construction à Taishan. En outre, EDF et la CGNPC ont tissé de nombreux liens.

EDF et Areva coopèrent également avec CGNPC en vue de développer pour le marché chinois et international un réacteur de moyenne puissance (environ 1.000 mégawatts) de 3e génération, qui devrait être dérivé de l'Atmea, modèle conçu en commun par Areva et le japonais Mitsubishi Heavy Industries.

Et en début d'année, EDF s'était dit disposé à nouer un partenariat avec Areva et la Chine pour remporter l'appel d'offres pour six centrales nucléaires qui pourrait être lancé cette année en Afrique du Sud.



09/07/2012

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